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Les
artisans du chaos.
Le SIAES - SIES distingue
les quelques revendications légitimes
des lycéens de celles qui ne le sont
manifestement pas et que tout syndicat
responsable devrait dénoncer.
Les élèves peuvent exprimer l’ensemble
de leurs revendications dans le cadre
démocratique prévu dans les lycées
(conseil d’administration, conseil des
délégués pour la vie lycéenne). La
violence ne devrait pas être excusée
ou, pire encore, justifiée par des
militants politiques ou syndicaux.
Les rassemblements pacifiques devant
certains établissements durant
lesquels des lycéens expriment des
revendications hétéroclites dont
certaines sont sans aucun rapport avec
l’Education nationale ne nécessitent
pas l’intervention des forces de
l’ordre et doivent être distingués des
blocages qui sont intolérables et des
violences urbaines qui doivent être
jugulées.
L’insurrection, encouragée par des
responsables politiques et des
organisations syndicales, et les actes
de barbarie commis par des lycéens et
anciens lycéens aux abords de certains
établissements devraient être
unanimement condamnés. Cela justifie
totalement l’intervention des forces
de sécurité intérieure pour mettre un
terme aux troubles à l’ordre public.
Le SIAES - SIES rappelle la loi et
plusieurs principes évidents
visiblement oubliés. En France, «
l'instruction est obligatoire pour
chaque enfant dès l’âge de 3 ans et
jusqu’à l’âge de 16 ans » (article
L131-1 du Code de l’Education). « Les
obligations des élèves consistent dans
l'accomplissement des tâches
inhérentes à leurs études ; elles
incluent l'assiduité et le respect des
règles de fonctionnement et de la vie
collective des établissements. »
(article L511-1 du Code de
l’Education). L’obligation d’assiduité
scolaire impose à tout élève inscrit
dans un établissement d'enseignement
public ou privé de suivre les cours
prévus à son emploi du temps et de
respecter le règlement intérieur. Ces
obligations doivent être rappelées
solennellement et systématiquement aux
élèves et à leurs parents. Les parents
sont civilement responsables de leurs
enfants mineurs, notamment concernant
les actes de vandalisme et les
violences qu’ils commettent.
Les blocages sont inadmissibles. Les
élèves désireux de préparer leur
avenir, de travailler et donc de
suivre l’enseignement prodigué par
leurs professeurs doivent pouvoir le
faire en toute sécurité. Les
personnels de l’Education nationale
doivent pouvoir accéder à leur lieu de
travail et réaliser leur travail en
toute sécurité. Le blocage, a fortiori
violent, est profondément
antidémocratique et constitue une
atteinte à la liberté de circuler, au
droit de travailler et de s’instruire,
prévus par la loi. Le SIAES - SIES
approuve l’intervention systématique
des forces de l’ordre pour débloquer
l’accès aux établissements scolaires
et assurer la sécurité des biens et
des personnes.
Le SIAES - SIES a toujours considéré
que l’Ecole devait demeurer un
sanctuaire strictement consacré à la
transmission des savoirs et des
savoir-faire et au développement de
l’esprit critique. Il n’y a pas
d’émancipation sans instruction. La
neutralité politique la plus stricte
devrait s’appliquer au sein des
établissements scolaires. Les adultes,
a fortiori lorsqu’ils sont
professeurs, ne devraient pas utiliser
les élèves et les mettre en danger
pour tenter d’atteindre leurs
objectifs politiques ou pour imposer
ce qu’ils ne sont pas parvenus à
obtenir démocratiquement.
Le SIAES - SIES dénonce
l’endoctrinement et
l’instrumentalisation criminelle de la
jeunesse par des partis politiques à
la recherche de la conflictualisation
permanente soutenus par des
organisations syndicales ultra
politisées. Personne n’est dupe de la
manœuvre de courants politiques qui
veulent provoquer le chaos afin
d’atteindre les objectifs inscrits
dans leur agenda politique, voire
révolutionnaire.
Les discours haineux anti-police et
anti-Etat sont particulièrement
inquiétants et irresponsables. Ils
font l’amalgame entre de rares bavures
totalement condamnables lorsqu’elles
sont avérées et l’ensemble des membres
de forces de l’ordre afin de chauffer
à blanc une partie de la jeunesse
crédule, entretenue dans la
victimisation et la rancœur par les
mêmes agitateurs politiques.
Comment attendre d’un élève qui ne
respecte pas un policier ou un pompier
qu’il respecte son professeur ?
Comment espérer qu’un élève qui refuse
d’obtempérer à une sommation d’un
membre des forces de l’ordre obéira à
un professeur ?
Les casseurs ne sont pas tous
actuellement scolarisés en lycée,
certains sont plus âgés. Mais tous ou
presque ont suivi une scolarisation et
ont été lycéens. Ces lycéens et
anciens lycéens qui participent aux
émeutes sont le produit de décennies
de laxisme, d’une Ecole qui a renoncé
à instruire, de la culture de
l’excuse, de la victimisation
permanente et des théories
pédagogistes au sein de l’Education
nationale. Ceux qui se livrent à des
violences urbaines sont habitués
depuis leur plus jeune âge à manquer
de respect aux professeurs et aux
autres personnels des établissements
scolaires en toute impunité. Ils les
agressent parfois sans faire l’objet
de la moindre véritable sanction
proportionnée. Ils ne connaissent
aujourd’hui aucune limite, ne font
preuve d’aucune empathie, n’ont aucune
conscience morale, et s’en prennent à
tous les représentants de l’autorité
et de l’Etat.
L’ignorance crasse conjuguée au
laxisme conduit parfois à la barbarie.
En témoignent ces images insoutenables
d’une passante froidement brûlée au
visage pendant plusieurs secondes par
un « jeune » se servant d’une bombe de
spray comme d’un lance-flammes, d’un
professeur aspergé d’essence alors
qu’il est à côté d’un feu, de
personnes poursuivies dans la rue pour
être lynchées ou rouées de coups au
sol alors qu’elles sont inconscientes
et recevoir des coups de pied au
niveau de la tête, d’une horde de
voyous attaquant les pompiers avant de
brûler leur camion…
Alors que la jeunesse nous est souvent
présentée comme souffrant «
d’éco-anxiété », voir des jeunes
brûler des pneus, des poubelles, des
voitures ou un établissement scolaire,
dans le cadre d’émeutes faisant suite
à un mouvement revendicatif visant
notamment à protester contre la
mauvaise isolation des établissements
scolaires et les effets de la canicule
découlant du réchauffement climatique
illustre le degré d’absurdité et de
stupidité atteint.
Le SIAES - SIES apporte son soutien
aux personnels de l’Education
nationale et aux élèves agressés et
blessés par des émeutiers ainsi qu’aux
membres des forces de sécurité
intérieure (policiers, gendarmes et
pompiers) victimes des violences alors
qu’ils intervenaient pour protéger les
personnels et les établissements
scolaires et faire cesser les troubles
à l’ordre public.
Beaucoup de lycéens revendiquent « des
droits » sans jamais connaître leurs
devoirs, par la faute d'une Education
nationale qui a placé formellement «
l’élève au centre du système » (au
lieu du Savoir) et en fait les désirs
de l'enfant au lieu de l'élève à
proprement parler, promettant la «
réussite de tous les élèves », et qui
fabrique des « enfants tyrans ». Ils
veulent qu’on « leur donne un avenir »
! Le SIAES - SIES refuse la démagogie
et rappelle que la réussite scolaire
d’un élève n’est pas un droit et
qu’elle se mérite par le travail
fourni.
Le manque de professeurs et l’absence
de remplaçant en cas d’absence du
professeur figurent parmi les
revendications des lycéens. Cela est
parfaitement légitime. Le SIAES - SIES
ne cesse de dénoncer la dégradation
des conditions de travail, la
paupérisation des professeurs, leur
déclassement social et moral. Autant
de phénomènes qui rendent le métier de
moins en moins attractif. Cependant,
il existe une corrélation indéniable
entre la dégradation des conditions de
travail, le comportement des élèves et
la tyrannie de certains parents
d’élèves. Parmi les élèves qui
manifestent ou bloquent des
établissements, beaucoup maltraitent
les professeurs, leur manquent de
respect, les menacent, les agressent,
remettent en cause leur autorité, leur
enseignement et leur notation,
toujours jugée « trop sévère » et «
pas assez bienveillante ».
La revendication relative aux classes
surchargées est légitime. Le SIAES -
SIES revendique la diminution de
l’effectif des classes pour dispenser
un enseignement de qualité. Mais cette
revendication ne peut être dissociée
de la question du comportement des
élèves, de leur niveau scolaire, du
nécessaire rétablissement de
l’autorité du professeur, de la
suppression du passage automatique en
classe supérieure et du rétablissement
d’une sélection - en toute
transparence, ce qui n’est pas le cas
de « Parcoursup » - à l’entrée de
l’enseignement supérieur.
Certains lycéens ne sont pas des
élèves. Ils n’ont ni le niveau
scolaire, ni le comportement attendu
de la part d’un lycéen. Il faut avoir
l’honnêteté intellectuelle de
reconnaître que certaines classes sont
surchargées en lycée car une partie
des élèves n’ont tout simplement pas
leur place au lycée et qu’ils
s’épanouiraient davantage dans
d’autres filières s’ils avaient été
réorientés plus précocement. Cela
s’applique également à certains
amphithéâtres dans l’enseignement
supérieur la première année.
La revendication relative aux
conditions d’apprentissage et aux
locaux vétustes et insalubres est
parfaitement légitime. Dans certains
établissements, les conditions
d’accueil des élèves et de travail des
professeurs et des autres personnels
sont indignes de la France et les
mettent en danger : infestations de
rats ou d’insectes nuisibles, présence
d’amiante, absence de chauffage,
absence de climatisation, isolation
inexistante ou nettement insuffisante,
locaux et mobiliers dégradés,
sanitaires ignobles, fuites d’eau...
Néanmoins, les dégradations commises
par certains élèves qui prennent
plaisir à dégrader le bien public en
toute impunité ne devraient pas être
passées sous silence. Qui peut nier
que des établissements et des
équipements scolaires et sportifs,
neufs ou rénovés à grands frais, sont
dégradés quelques semaines après leur
ouverture au public ?
« Parcoursup » est un système
totalement opaque qui génère une
angoisse compréhensible pour les
élèves et les parents qui suivent la
scolarité de leur enfant. Les réponses
et propositions d’admission sont
parfois injustes et incompréhensibles
ou ressenties comme telles faute
d'explication disponible. « Parcoursup
» doit être abandonné, mais une
sélection réalisée en toute
transparence sur la base de critères
objectifs doit impérativement s’opérer
à l’entrée de l’enseignement
supérieur.
Refonder l’école républicaine prendra
du temps. Cela nécessitera un
authentique volontarisme, politique de
la part des dirigeants du pays,
syndical et corporatiste, de la part
des professeurs qui doivent se
mobiliser pour défendre leurs intérêts
matériels et moraux.
Les élections professionnelles dans
l’Education nationale se déroulent
tous les quatre ans. Le prochain
scrutin aura lieu du 3 au 10 décembre
2026. Le SIAES - SIES a toujours
défendu une école républicaine de
qualité pour tous les élèves, au
service de la Nation. Vous pouvez
compter sur le SIAES - SIES pour
défendre les professeurs, leur
autorité, leurs droits et statuts,
leur mission d’instruction et pour
revendiquer la revalorisation
matérielle et morale qui leur est due.
Donnez-lui la force de poursuivre ce
combat. Adhérez au SIAES - SIES. Votez
pour le SIAES - SIES !
En faisant entendre une voix
différente, le SIAES - SIES, syndicat
indépendant, constitue une exception
dans le paysage syndical. Le SIAES -
SIES incarne le pluralisme face à la
pensée unique que les organisations
syndicales ultra politisées tentent
d’imposer par tous les moyens.
Le SIAES - SIES ne tire pas les
ficelles d’un syndicat lycéen ou
étudiant, ne tente pas de manipuler la
jeunesse pour servir des intérêts
politiques et n’est pas assujetti à
une fédération de parents d’élèves
politisée.
Les élus et responsables du SIAES -
SIES ne mènent pas une carrière
politique parallèle, ne militent pas
dans un parti politique et ne
nourrissent aucune ambition
personnelle ; ils consacrent tout leur
temps et leur énergie à la défense de
vos intérêts matériels et moraux.
Le SIAES - SIES, syndicat
professionnel véritablement
indépendant, ne donne jamais de
consigne de vote lors des élections
politiques, contrairement à la
quasi-totalité des autres syndicats
dont certains mènent ouvertement et
activement campagne en faveur d’un
parti ou d’un camp politique.
Le SIAES - SIES respecte la liberté
d’opinion de chacun et considère que
ses adhérents et sympathisants
disposent de leur libre arbitre et
n’ont pas besoin de directeurs de
conscience pour leur dicter ce qu’il
est bon de penser et de voter.
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distribution.
Le
syndicat des professeurs, du côté des professeurs.
Sauver
l’École Républicaine : Une course contre la montre.
Combattre la
culture de la violence et du couteau.
L’École
à couteaux tirés.
Le
casernement des professeurs.
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